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SOMMAIRE N?140
KERNEL
8 Actualité du Noyau 2.6.39
SYSADMIN
20 Utiliser Trac et la messagerie pour l'assistance aux utilisateurs
27 La virtualisation facile, pour de vrai !
Afin d'augmenter le nombre de machines mises à disposition des étudiants -1, lors de travaux pratiques, j'avais besoin de gérer plusieurs machines
virtuelles identiques. de les re-créer rapidement et je voulais permettre à d'autres personnes moins attirées par la sobre beauté d'une commande de 3 lignes d'en faire autant. En installant CentOS sur les nouvelles machines qui devaient héberger tout ça, j'ai vu le nom de vin-manager....
34 Mesure de performance du stockage
EMBARQUÉ
40 Développement d'une montre: le générateur de fréquence 44 Contrôle de rubans de leds RGB avec arduino, xPL et vos mimines
NETADMIN
60 Plus loin avec Varnish
REPÈRE
68 Interconnexion de réseaux IPv4 et IPv6
ANDROID
80 Mise à jour manuelle d'un Galaxy S sans Windows
CODE(S)
87 Écrire des extensions pour PostGreSQL 90 Le CUDA sans peine 3
ABONNEMENTS
25 / 73 / 74 Bons d'abonnement et de commande
GNU / Linux Magazine France est édité par Les Éditions Diamond
B.P. 20142 -67603 Sélestat Cedex Tél.: 03 67 10 00 20 -Fax : 03 67 10 00 21 E-mail : lecteurs@gnulinuxmag.corn Service commercial : abo@gnulinuxmag.com Sites : www.gnulinuxmag.com-www.ed-diamond.com
Directeur de publication: Arnaud Metzler Rédacteur en chef: Denis Bodor Secrétaire de rédaction: Véronique Wilhelm Réalisation graphique: Kathrin Troeger
Responsable publicité : Tél. : 03 67 10 00 27 Service abonnement : Tél. : 03 67 10 00 20 Impression : VPM [ truck Rastatt / Allemagne
Distribution France : (uniquement pour les dépositaires de presse)
MLP Réassort : Plate-forme de Saint-Barthélemy-d'Anjou. Tél.: 02 41 27 53 12 Plate-forme de Saint-Quentin-Fallavier. Tel. : 04 74 82 63 04 Service des ventes : Distri-médlas : Tél. : 05 34 52 34 01 IMPRIMÉ en Allemagne-PRINTED In Germany Dépôt légal : A parution. N? ISSN : 1291-78 34 Commission paritaire : K78 976
Périodicité : Mensuel
Prix de vente: 6, 50 E
membre (Aprl) www.«prti.orp
La rédaction n'est pas responsable des textes. Illustrations et photos qui lui sont communiqués par leurs auteurs. La reproduction totale ou partielle des articles publiés dans GNU / Linux Magazine France est Interdite sans accord écrit de la société Les Éditions Diamond. Sauf accord particulier, les manuscrits, photos et dessins adressés à GNU / Linux Magazine France. publiés ou non, ne sont ni rendus, ni renvoyés. Les indications de prix et d'adresses figurant dans les pages rédactionnelles sont données à titre d'information, sans aucun but publicitaire. Toutes les marques citées dans ce numéro sont déposées par leur propriétaire respectif. Tous les logos représentés dans le magazine sont la propriété de leur ayant droit respectif.
NOUVEAU SONDAGE
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ÉDITO
Voilà qui, à mon sens, résume bien l'évolution technologique actuelle. Certes je suis un inconditionnel de Welle: Erdball (groupe de bitpop / chiptu ne allemand) mals la citation n'est pas innocente, loin de là. Est-il possible que la technologie, qui entretient notre passion et consomme notre temps, ait cette capacité à devenir autonome au point de perdre une partie de son intérêt, nous rendant «de plus en plus petits » ? Non, ce n'est pas un sujet de philo du Bac 2011 mais une véritable question existentielle pour quelqu'un qui vit, dans, pour, et par la technologie.
De retour de Solutions Linux et Open Source 2011 qui fut une édition très intéressante, je constate que plusieurs tendances semblent se dégager. GNU / Linux (parce que c'est le vrai nom du système, hein) est aujourd'hui une solution serveur avérée. Les sysadmins, ou du moins ceux qui l'ont compris, n'ont plus à lutter et à argumenter sans fin pour présenter une solution open source ou en logiciel libre qui soit acceptée. Il y a, bien sûr, toujours des décisionnaires réticents, mais c'est une espèce en voie de disparition. Ces technologies ont fait leurs preuves et ont montré leurs forces et leurs faiblesses (selon la manière de gérer «l'existante »). D'autre part, le sentiment d'avoir accompli quelque chose, de l'avoir presque terminé, est omniprésent chez les plus expérimentés d'entre nous. Bien entendu, ce n'est qu'une impression qui n'est, somme toute, guère fondée, sinon trompeuse. En informatique comme dans tous les domaines, à peine est-on arrivé au sommet d'un massif, qu'une montagne plus grande encore apparaît juste derrière... et c'est bien là ce qui nous plaît (si, si) I
Un autre paramètre entre en ligne de compte. Audelà de l'installation et de la configuration de systèmes et de serveurs «courants » (HTTP, SMTP, IMAP, etc.) qui s'en trouvent simplifiées et presque automatisées, l'échelle humaine est à prendre en considération. Nous, développeurs et sysadmin, devenons plus petits face à la masse de données et de codes à assimiler. Linus l'a dit il y a quelque temps déjà, les sources de Linux, du noyau donc, ne peuvent plus être appréhendés par une personne seule. Il en va de même pour d'autres «gros morceaux » comme LibreOffice, Apache, Firefox, The Gimp, . .. C'est très frustrant en un sens.
Des distributions qui s'installent sans difficultés, des codes difficiles à assimiler dans leur ensemble, des systèmes qui se configurent seuls... Où est passé l'artisanat ? Le petit plaisir d'assembler des outils, de composer un système ou d'ajouter sa petite brique ? La réponse est évidente : il est là où notre art peut encore s'exprimer et où notre esprit créatif peut encore s'épanouir, dans l'embarqué.
L'échelle redevient alors humaine et le défi à nouveau bien palpable et mesurable en nombre de repas sautés, en litres de café et en heures de sommeil perdues. Il n'y a pas de téraoctet d'espace de stockage, de gigaoctet de mémoire et de double, quadri ou octo-c?ur consommant des Watts comme s'ils étaient gratuits. Dans l'embarqué. il y a uniquement deux choses : ce qui est mis à notre disposition et notre capacité à en tirer parti. Cerise sur le gâteau, c'est aussi dans ce domaine qu'il y a encore un vrai contact avec le matériel, un vrai lien entre le monde de la machine et le notre, bref, une réelle intéraction entre notre code et le monde réel. Cela tient dans le plaisir de voir s'allumer une ampoule commandée par un code en Python, dans le fait d'avoir un système basé sur Linux dans sa poche ou encore de se voir conseiller sa route par un code sous GPL.
(en fait, il faut tourner la page là)
«Das ist die Wunderwelt der Technik, faszinierend doch sonderbar. Wir werden kleiner und kleiner und am Ende sind wir nicht mehr da. »
Welle: Erdball -Die Wunderwelt der Technik-2002
GNU / Linux Magazine France N?140

ÉDITO
POUR UNE FOIS, JE M' ÉTALE...
[. ..1
C'est vrai, je dois toujours m' arranger pour que mes éditos tiennent dans un petit bloc à côté du sommaire. Cette fois-ci, je prends mes aises, mais c'est pour la bonne cause (et avec l'aval du directeur de publications, je suis pas fou (NDLR : si)).
À la question «pourquoi le monde de l'embarqué semble attirer le monde de l'open source ? », il est relativement facile de répondre. Cependant, je préfère ma version de la question: «Pourquoi l'embarqué est le nouvel eldorado du logiciel libre ? ». Tentons une réponse en plusieurs parties mais tout en gardant un point de vue humain. Les raisons motivant l'industrie électronique, nous les connaissons déjà, ce sont les mêmes que celles de l'édition de solutions logicielles. Nous garderons ici le point de vue de la personne qui évolue dans ce ou ces milieux.
L'embarqué, c'est la réalité
Et la réalité, c'est la passion. À l'heure où l'on ne parle que de cloud, de virtualisation et de dématérialisation, il est frustrant pour certains développeurs ou techniciens (au sens large du terme) de s'éloigner de ses premiers enseignements et ses premières expériences. Comme chacun le sait, pour écrire du bon code, il faut, avant toutes choses, savoir comment fonctionne la machine et comprendre la manière dont elle manipule les données.
Mais quand le langage est de trop haut niveau, quand le système n'est plus qu'abstraction et la machine plus que virtuelle sinon irréelle, que reste-t-il à vraiment programmer ? Souvent, le parcours qui a conduit le développeur à GNU / Linux ou à un * BSD était éclairé et balisé par un désir profond d'en savoir plus et de connaître intimement le système. Le principe même du logiciel libre fait office de tapis rouge à ce genre d'utilisateurs en quête de connaissances et c'est parfaitement logique. Né du besoin d'échanges ouverts et sans restriction entre spécialistes, le logiciel libre favorise cette symbiose entre l'esprit technique / scientifique et le système / code. Je pense qu'il n'est pas stupide de croire que la grande majorité des personnes passionnées utilisent nécessairement un système open source. Les informaticiens pour qui cette activité n'est
rien d'autre qu'alimentaire se moquent bien de l'ouverture des sources et des licences qui les accompagnent. Ce n'est que récemment, avec la généralisation des distributions faciles à installer et des bureaux presque ouvertement inspirés de l'existant propriétaire, que le logiciel libre et devenu «le libre », faisant oublier que, oui, la motivation initiale était le partage donnant / donnant entre initiés et non la liberté universelle pour madame Michu.
Alors que le concept de logiciel libre tend à être appliqué à tout et n'importe quoi, un besoin pressant se fait sentir pour certains: revenir à ce qu'est réellement la relation entre l'informatique et le partage. L'embarqué nous renvoie aux sources de notre passion et à la communication avec la machine. Voilà l'une des raisons qui pousse l'utilisateur curieux, le développeur d'expérience ou le sysadmin frustré, à lorgner du côté de ses systèmes compréhensibles, clairs, structurés et légers.
L'embarqué, c'est la diversité
Une autre composante du «pourquoi » est la diversité. Alors que le monde des serveurs et des machines personnelles est de plus en plus uniformisé et lisse, l'embarqué est la terre de toutes les différences. ARM, MIPS, AVR32, x86, PowerPC ou SPARC sont autant d'exemples de plateforme que l'on peut rencontrer.
J'ai personnellement fait l'expérience de cette recherche de changement et ai été témoin de celle de bien d'autres. Diantre que c'est triste : ma machine de travail est du x86, ma machine personnelle est du x86, mes serveurs sont du x86, mon lappy (laptop) est un x86... déprimant...
L'exotisme est source de dépaysement et le dépaysement est une des clés pour rompre la monotonie. Construire son petit système pour une plateforme MIPS ou ARM fait découvrir de croustillants petits problèmes ayant une saveur toute particulière. On découvre ainsi les joies de la cross-compilation, les plaisirs du GDB distant et les cachotteries de l'endianness.
L'embarqué, c'est le changement et le changement, c'est le bienlm.
4 GNU / Linux Magazine France N940 www.gnulinuxmag.com

POUR UNE FOIS, JE M' ÉTALE...
L'embarqué, c'est l'omniprésence
L'embarqué, c'est l'autonomie d'un système, et donc, implicitement, une présence de ces systèmes tout autour de nous. Nous qui rêvions de voir GNU / Linux et le logiciel libre régner sur le monde, voici que cela se réalise de manière douce et sans vague. Presque dans notre dos !
Ce rapprochement des systèmes open source et de l'embarqué, couplé à l'omniprésence des systèmes intelligents et des appliances, apporte son lot de bienfaits. Parmi eux, nous avons les débouchés professionnels, bien entendu, mais également les possibilités d'autoformation. Achetez un routeur, un NAS ou une NetCam et vous avez toutes les chances de trouver dedans une technologie logicielle que vous connaissez bien. Le plus amusant, c'est que ceci est tout aussi valable pour les produits haut de gamme que pour les périphériques chinois discount. Ainsi, l'époque des plateformes d'expérimentation affichant des tarifs à quatre chiffres est révolue. Vous pouvez faire vos premiers pas sereinement pour quelques dizaines d'euros.
Enfin, l'omniprésence, c'est aussi la garantie de réutiliser vos connaissances. Exactement de la même manière qu'en apprenant le C, vous avez investi pour maximiser vos chances de partir avec un avantage en début de la plupart des courses où il peut être question de C.
4.
L'embarqué, c'est
l'opportunité
C'est l'opportunité de faire des choses nouvelles, que personne n'a encore jamais accompli à ce jour. Quel est l'intérêt de vous lancer dans le développement d'un OS, d'une LibC ou d'un X pour votre PC puisque tout ceci existe déjà, et a évolué si rapidement que vous ne pourrez jamais le rattraper ?
Mais pour l'embarqué, c'est très différent. Pourquoi ne pas porter un code sur telle ou telle plateforme ? Ou encore, implémenter tel algorithme ou tel protocole sur tel système temps réel ?
Devant l'impression que tout a été fait sous GNU / Linux,
ou du moins que ce qui reste à faire est en bonne voie et
entre les mains de bons développeurs, l'embarqué fait office de grand Ouest américain. Un sentiment grisant que tout reste à faire, que tout reste à essayer. Ce n'est pas qu'un sentiment, le monde de l'embarqué, aujourd'hui, est un peu comme celui des serveurs il y a 15 ans: la vague arrive. À la différence que, cette fois, vous avez votre planche et votre maillot avec vous !
Prose! !
Je parlais précédemment de Solutions Linux et de l'ambiance très calme, presque blasée, qui y régnait. Mais ce n'était pas le seul souvenir que j'en garde. Bon nombre de lecteurs (vous peut-être) sont sympathiquement passés nous voir et ont fait une étrange découverte : un nouveau magazine. En vérité, ce qui est étrange, c'est que cela ait été une découverte, puisqu'il s'agissait d'un numéro 2.
En effet, nous éditons désormais Open Silicium depuis Noël dernier et beaucoup d'entre vous semblent avoir raté le fairepart de naissance. Pour tout dire, c'est tout simplement notre nouveau bébé, que votre serviteur à l'honneur de pouponner. L'objectif de cette nouvelle publication est de satisfaire ce besoin de technologie où GNU / Linux et les outils en logiciel libre se répandent joyeusement. En d'autres termes, on s'est bien amusé à faire les différents magazines hors-séries sur l'embarqué et l'électronique et, comme vous avez également bien apprécié, on le met au menu.
Open aliciurn Fuma: mg

L'EMBARQUE DEVIENT Innine ACCESSIBLE À TOUS I
yrla. .12.1110
Open
licium
van N. léelpe dee * On mie.. noyau
ARDUINO
C2=1=11"? 01113111131111fflri0615: 3
Trimestriel et de 128 pages, c'est le magazine qui occupe généralement mes nuits et provoque tantôt, à la rédaction, des odeurs d'étain fondu du plus bel effet le matin de bonne heure. Nous préparons actuellement le troisième numéro que vous aurez tout le loisir de parcourir cet été.
Ce présent numéro 140 étant double (juillet / a.out), je vous donne rendez-vous le 3 septembre prochain pour un nouveau GLMF. D'ici là, portez-vous bien et faites de belles choses.?
.-3;) e; 13
www.gnulinuxmag.com GNUiLinux Magazine France N?140 5

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2 Écriture du pilote Linux 3 Développement du serveur réseau 4 Création du client graphique
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