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La piscine étant fermée, l'épreuve de natation du collège de Castillon-la-Bataille sera, dit-on, validée par les professeurs de gymnastique sur un gazon aménagé. Nager sur terre ferme: ce demi-canular introduit brillamment, dans un examen scolaire, le secours du virtuel. Alors, à quand le baccalauréat virtuel? Avec lui, on eût renoncé à convoquer àgrands frais, cetteannée, 654548 postulants et '66966 correcteurs, dont certains recrutés in extremis chez stagiaires et retraités. On eût, à tous, épargné le stress et la triche. Moralisant l'épreuve, le principe de Castillondont la achèverait après
".
Je badine et j'ai tort! Le bac est malade, mais il reste le grand rite de passage de la jeunesse française. Il sanctionne encore l'acquis d'une culture minimale et théoriquement commune. Un héritage de l'égalitarisme républicain. Rater le bac (30 %% des inscrits) reste un sévère handicap. On ne peut l'obtenir si l'on n'a «rien fait ». C'est le jugement de la grande majorité des Français. Imaginer la fin du bac, voire une sérieuse refonte, c'est faire lever une tempête d'hystéries et une canonnade politique. Allègre, Fillon en ont senti les boulets. Monument délabré, le bac modélise les misères d'un enseignement décati. Sa pérennité irréformable, sa monstruosité de mammouth et sa complaisance démagogue qui déblatèrent la sélection. Le monument est si branlant que sa réforme s'imposera. Quand ? Après quelques scandales. Alors, au pied du mur, un réformateur affrontera le monstre, convoquera peut-être un «Grenelle du bac » et retapera la galère avant qu'elle ne tourne au «Titanic ». Le bac hérite d'une cascade d'effondrements. Celui, capital, d'un enseignement primaire défoncé par une idéologie rampante et un pédagogisme délirant où l'on prétend enseigner les maths sans apprendre à compter, et le reste sans apprendre à lire. Il gère un formidable déferlement d'effectifs et leur infinie diversité sociale. Il y a répondu tant bien que mal en se diversifiant luimême. Outre le bac général avec ses trois filières (économique, littéraire et scientifique), on compte aujourd'hui un bac technologique avec 7 séries et, pour un quart des candidats, un bac professionnel avec... 74 spécialités. Le tout assorti, par un logiciel en délire, de complications byzantines: 37 langues vivantes,
L'éditorial de Claude Imbert
Bac: rite et vestige
parmi lesquelles 7 dialectes admis pour l'occitan et 3 pour le berbère... Passons ! Il n'y a plus un bac, mais 66 baccalauréats. Une prolifération d'ailleurs heureuse au service d'orientations variées. Mais elle n'a que trop élargi la diffusion d'un diplôme qui n'assure plus, à l'évidence, l'acquis d'un minimum commun
".
Le bac conserve deux fonctions théoriques: sanctionner un cycle d'études secondaires et donner accès à l'enseignement supérieur. Ace dernier objectif, il échoue spectaculairement : 5o %% des bacheliers ne franchiront pas la première année universitaire. De même que l'échec retentissant du primaire déverse sur le secondaire 30%% d'élèves incapables de comprendre ce qu'ils ânonnent, de même le bac déverse sur le supérieur un flux de semi-analphabètes diplômés. Sans entrer dans le débat sur la sincérité du niveau (il baisse dramatiquement pour le français, mais stagne ou augmente ailleurs), on constate que la volonté d'accroître le nombre des bacheliers y multiplie l'indulgence et dévalue la qualité. Seul le bac général, luimême exténué, ressemble encore vaguement au bac d'il y a vingt ans. Mais il ne rassemble plus que 53 des candidats. Hélas, les évaluations internationales tombent cruellement chaque année pour remettre les pendules à l'heure. Et constater que les nôtres retardent.
En réalité, le refus en cascade de sélections sincères bute contre la sélection terminale, celle de l'enseignement supérieur. Et celle de la vie, où l'inégalité sociale sélectionne sans le dire. Les préparations élitaires aux grandes écoles sont d'ailleurs si peu convaincues de la valeur du bac qu'elles recrutent leurs futurs champions avant même l'examen et sur simple dossier scolaire. A leur exemple, le contrôle continu, par la force des choses, nourrira la réforme du bac soit pour toutes les matières, soit, plus vraisemblablement, pour certaines d'entre elles. Il s'imposera chez nous, comme il s'est imposé partout dans le monde. Au grand dam de l'exception française. Les commentaires polémiques ou désabusés sur le bac 2011 auront du moins cette vertu de rappeler sa décrépitude. «Avec le bac, on ne sait pas très bien ni ce qu'on évalue ni la valeur de son résultat final, et l'on doute maintenant de sa moralité.» Ainsi juge Philippe Tournier (i), qui aussitôt soupire sur les murailles dressées contre la réforme: elles sont, dit-il, «historiques et idéologiques ». Les bastilles, en effet, du mal français !? r. Secrétaire général du Syndicat national des personnels de direction de l'Education nationale.
Le Point 2024 130 juin 2011 1 5
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Le vrai partenaire de l'aéronautique Breitling a partagé toutes les grandes heures de la conquête des airs. Ses fameux chronographes de bord ont équipé les chasseurs de la Seconde Guerre mondiale, puis les avions de ligne des principaux constructeurs et compagnies, faisant de la firme le «fournisseur attitré de l'aviation mondiale». En 1952 naît la légendaire Navitimer, avec règle à calcul destinée à la navigation aérienne, suivie par de nombreux autres chronographes pour les as du ciel. Aujourd'hui, la marque fétiche des pilotes et des passionnés d'aéronautique perpétue ce lien authentique et privilégié en coopérant avec l'élite des aviateurs,
en dirigeant plusieurs formations d'exception et en s'associant aux plus
grands meetings aériens de la planète.
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... marche / arrêt» et «remise à zéro» ce qui permet d'additionner plusieurs i''%%X...-., '
temps successifs. En 1934, Breitling achève de donner au chronographe son visage moderne en créant le second poussoir indépendant. Une innovation V. décisive, rapidement adoptée par toute la concurrence. En 1969, la marque'"--- présente le premier chronographe à remontage automatique. c